Kaspa repose sur le proof-of-work : ce sont les mineurs qui produisent les blocs et protègent le réseau, sans validateurs désignés ni gardiens privilégiés. Fabricants, mineurs industriels, pools et fondations : voici qui fait tourner Kaspa.
383 PH/sde puissance de calcul protègent le réseau
10blocs produits chaque seconde
−5,6 %de récompense chaque mois : le halving chromatique
28,7 Mdde KAS au maximum, jamais plus
ProfessionnalisationD'un réseau amateur à un réseau industriel
Kaspa a d'abord été miné sur des cartes graphiques, par des particuliers. Depuis 2023, des machines spécialisées, les ASIC, ont pris le relais, et ce sont désormais des opérateurs professionnels, jusqu'à des sociétés cotées comme MARA, qui sécurisent le réseau. Quand la récompense baisse, les machines les moins efficaces s'arrêtent et les plus performantes restent : c'est le signe d'un réseau qui mûrit.
Halving chromatiqueUne baisse douce, chaque mois
Bitcoin divise sa récompense par deux d'un coup tous les quatre ans. Kaspa la réduit un peu chaque mois, d'un facteur de (1/2)1/12, soit environ 5,6 %, ce qui revient à la diviser par deux chaque année. Prochain palier attendu vers le 4 novembre 2026 : environ 1,94 KAS par bloc. Le nom vient de la musique : c'est exactement le rapport entre deux notes voisines d'une gamme chromatique. Une émission prévisible, sans choc brutal pour les mineurs.
La visionÊtre payé par l'usage, pas par l'émission
L'essentiel des KAS est déjà en circulation. À terme, les mineurs ne seront plus rémunérés par la création de nouveaux jetons, mais par les frais des milliards de transactions qui passeront sur le réseau : paiements, agents IA, finance, traçabilité industrielle. Leur intérêt est donc aligné sur celui de tous les utilisateurs : que Kaspa soit utilisé le plus largement possible.
Une estimation, à partir de la puissance du réseau le 26 octobre 2026 (383 PH/s) et des machines actuelles. Ce coût est ce qu'un attaquant devrait égaler pour menacer le réseau.
À titre de comparaison, le livre blanc MiCA de Kaspa estimait la consommation du réseau à environ 2,8 TWh par an en mai 2024. Avec des machines bien plus efficaces, l'estimation actuelle est sept à dix fois plus basse : la professionnalisation a aussi rendu Kaspa beaucoup plus sobre.
Écologie et réglementation européenne
Le règlement européen MiCA impose de publier l'impact environnemental du mécanisme de consensus de chaque crypto-actif proposé dans l'Union. Kaspa s'y conforme : son livre blanc MiCA, inscrit au registre de l'ESMA, détaille sa consommation d'énergie, la part d'énergies renouvelables (environ 24 % lors de la mesure) et ses émissions de gaz à effet de serre. Les plateformes agréées qui vendent du KAS en Europe doivent afficher ces indicateurs. Les mineurs eux-mêmes ne sont pas soumis à MiCA : ils relèvent des règles énergétiques des pays où ils opèrent, et beaucoup s'installent là où l'électricité est excédentaire ou renouvelable.
Vous connaissez un autre acteur industriel qui mine du KAS ? Écrivez-nous, nous l'ajouterons.
Un pool regroupe la puissance de nombreux mineurs pour lisser leurs gains. Chaque mineur reste libre de changer de pool à tout moment, ce qui garde le réseau ouvert. Parts relevées le 26 octobre 2026.
En mars 2024, la Kaspa Ecosystem Foundation (KEF) a été créée pour financer la recherche, attirer des développeurs, incuber des projets et pousser l'adoption par les commerçants. Sa première phase a été financée par ICERIVER Ventures, avec OKX Ventures comme partenaire. Son conseil d'administration réunissait des entreprises de l'écosystème comme Coinpal, KASMedia et Rhubarb Media. La KEF a ensuite accompagné le lancement de la couche 2 Kasplex.
C'est un cercle vertueux : le fabricant de machines finance l'écosystème, l'écosystème attire des usages, et ces usages font vivre les mineurs qui achètent ses machines. Tous les acteurs du minage ont intérêt à ce que Kaspa soit adopté.